Partie de pêche.

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MessageSujet: Partie de pêche.   Sam 20 Juil - 18:17

A croire que ta vie est profondément inintéressante et n’est que la répétition des mêmes événements. A moins que tu ne sois trop stupide pour apprendre de tes erreurs… Toujours est-il que ta bourse est  encore une fois vide, que tu as à nouveau faim… Il faut admettre que, pour une fois, tu avais dépensé ta recette de manière originale : tu avais acheté un magasin de jouet, espérant ainsi enfin toucher des revenus fixes. Ce n’était pas si stupide comme idée. Ce n’aurait pas été si stupide si tu n’avais pas été Van Keybus Lugthierne, une jeune femme ayant peu de discernement et n’étant pas capable de distinguer une bonne affaire d’une arnaque mal ficelée. L’endroit était dans un état pitoyable et nécessitait des travaux que tu étais incapable de financer. De plus, tes capacités en économie étant plus que limitées, tu n’as pas pensé qu’un déficit allait se creuser avant d’être comblé.

Tu n’as pas d’argent et donc, pas de nourriture. Comme on commence à te connaître dans les restaurants de la capitale en tant qu’alcoolique qui extorque des repas aux clients, tu n’as plus beaucoup de moyen de te nourrir. Cependant, dans un éclair de génie, tu t’es rappelée que chacun pouvait trouver sa propre nourriture et la fabuleuse possibilité de pêcher t’avait effleuré l’esprit.

Les eaux de la capitale étant trop polluées, tu avais choisi de te rendre dans un lieu plein de mélancolie où tout romantique aurait adoré se plonger : la campagne. Tu t’étais installée au bord du fleuve, avais  lancé d’un geste souple ton hameçon dans l’eau et attendais.  De longue minute, pendant que le soleil t’écrasait sans pitié de ta chaleur.
Il n’y a personne autour de toi. Pas un homme, pas un poisson, pas un souffle d’air. Tu attends. Ayant trop chaud, tu as eu l’indécence de retirer tes chaussures pour laisser tes pieds tremper dans l’eau. Tu attends, guettant le moindre nuage pouvant t’apporter une ombre bienvenue. Mais rien. Et le poisson n’arrive pas. Tes pensées ont le temps de vagabonder. Tu commences à regretter d’être venue, comme à chaque fois que tu visites un nouveau lieu… Tu te dis qu’au fond, tu n’aimes pas manger de poisson, en tout cas, pas un poisson ayant nagé dans une vase immonde.

Mais pour te plaindre, il aurait fallu que tu commences par pêcher quelque chose. Et, pour pêcher quelque chose, il aurait fallu que tu ais eu, peu de temps avant, le  courage de piquer un appât sur ton hameçon. Un morceau de métal trempant dans l’eau n’attirera jamais le moindre poisson….
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MessageSujet: Re: Partie de pêche.   Dim 21 Juil - 20:58

Nous avions débarqué a Milkaun, pris une semaine de vacances et étions rentré jusqu'à la capitale en chevauchant gaiement durant plusieurs jours. Nous n'avions pas eu a nous plaindre du manque d'activité durant le voyage. Le troisièmes jours, nous avions été pris a partit par un groupe de bandits de grand chemins, cinq personnes, pour être exact, que nous avons mis en fuite en quelques minutes d'un combat a sens unique. Les pauvres hommes avaient du se dire qu'a cinq contre deux, nous n'avions aucune chance et nous leurs donnerions nos bourses sans discuter. Manque de pot, je suis assez douée au lancer de dagues. Oscar avait profité du moment de flottement créé par l'apparition soudaine d'une dague dans l'épaule d'un des bandit pour trancher dans le vif. J'avais perdu une bonne dague de jet dans l'histoire, mais j'avais récupéré une bourse pleine d'or appartenant a l'un des mécréant. Nous n'avions même pas eu besoin de descendre de nos montures pour combattre. De toutes façon, ma cuisse était en voix de guérison, je m'interdisais de marcher.

Enfin bon. Après encore quelques jours, nous avions enfin en vue les mur de la belle capitale du royaume. Les avenues grouillantes d'échoppes et de boutiques, des restaurants et des cafés noir de monde, des rues pleines de gens, des ruelles envahies par la vermine. Pas de doutes, nous étions bien a Bharkan Je menais Oscar jusqu’à ma forge, située directement face a la place du marcher, un emplacement que j'avais obtenus en bataillant durement avec l'ancien propriétaire. J'avais aussi racheté le petit appartement au dessus. J'avais retapé cette forge de mes mains et je m'étais fait une petite réputation de touche a tout. Besoin d'une arme, d'un objet en particulier, ou épris d'une soif de vengeance particulièrement brutale ? Allez vous Mademoiselle Rosace, elle aura forcément ce qu'il vous faut.

Bien sûr, il y a toujours un moment ou la réputation est supérieure a ce que je pouvais faire. Prenons pour exemple Oscar, Chevalier déchu de la maison des Domnhall, en quête d'une nouvelle armure que je m'étais engager a lui fournir. Et bien en entrant dans la boutique, j'avais une idée très précise de ce que je lui réservais. Mes exigences en matière de qualité et de soin apportées a la forge ne sont un secret pour personne. Malheureusement pour moi, une bête erreur de gestion des stock venais de m'obliger a faillir a ma promesse. Je n'avais plus de titane. Plus un gramme. Ce metal, d'une pureté aussi extrême que son prix, est un alliage dont les résistances aux températures polaire ou infernale sont fantastiques. Obtenir du titane pur requiert un savoir faire quasi-divin et de très, très grosse raffineries. Généralement, on l'utilise dans des création plus ou moins inutiles. Forger du titane reste extrêmement difficile, mais je pouvais compter sur ma forge pour délivrer assez de chaleur pour faire fondre le tout. Le titane est plus résistant que l'acier et pèse 40% moins lourd. Un atout non négligeable pour un chevalier en armure. Il allait m'en falloir énormément.

Je proposais donc a Oscar de repartir le lendemain pour nous diriger vers Raklun et son fantastique marché noir. Je m'attendais a ce qu'il refuse, alors je lui vantais les mérites du marcher durant plusieurs minutes. Il s’avérait qu'en fait, il connaissait déjà. Bon. Nous logeâmes dans mon petit appartement, juste au dessus de la forge, et profitâmes d'un bon bain. Mon appartement est constitué essentiellement d'une immense salle d'eau. Je pense que je suis un peu monomaniaque avec les soin du corps. Nous étions repartit le lendemain a la première heure. J'avais prêter de l'équipement a Oscar, côte de maille, épée bâtarde et épée courte de meilleure facture que la précédente, même si je l'avais forée moi même, bouclier, jambière, avant bras, plastron et casque d'acier, puis j'avais réparé mes propres affaires. Les morceaux métalliques de ma tenues étaient de retour. Leurs poids me rassurais.

Cela faisais maintenant quelques heures que nous marchions -ma jambe étant remise pour de bon, j'avais décidé de jouir de nouveau de ce membre-. Cela faisais plusieurs semaines que nous voyagions ensemble, Oscar et moi, et nous avions pris l'habitude de manger en marchant ou chevauchant. J'étais assez endurante pour suivre son métabolisme increvable, alors autant en profiter. Pour l'heure, il nous fallait remplir nos gourdes. Et puis, pour une fois, se poser pour manger ne serait peut-être pas une mauvaise idée. Compulsant la carte, je pris la direction du fleuve. Il n'était certes pas difficile de savoir ou il se trouvaiT, mais si j'avais entouré un morceau de fleuve sur ma carte, avec un petit mot disant « Important », c'est que ce lieu n'était pas a négliger, même si je ne me souvenais plus de pourquoi. En approchant, un coin de mon cerveau s'activa. Il y avais de l'alcool dans les environs.

Sortant de l’orée du bois -Pour une raison qui m'échappe, nous avions décider de ne pas voyager le long du fleuve mais de garder nos distance- je me retrouvais nez a nez avec une personne dont la première chose qui me frappa fut la tignasse qui se trouvait au dessus de ce crâne. Au nom du dieu des loup, je pense ne jamais avoir vu de pareille chevelure. Des boucles noires partaient dans tout les sens, sans ordre ou implantation précise. Canne a pèche a la main, la truffe au vent. Truffe rouge d'ailleurs. Je devinais aisément d'où venais l'alcool que mon pouvoir percevait. La demoiselle sur qui j'étais tombé devais boire régulièrement car je captais quelques rémanence de molécule d'alcool dans son sang. J'étais néanmoins incapable de dire de quand datait son dernier verre. La peau blanchâtre de la demoiselle me faisais penser a mon teint naturel aujourd'hui disparut sous des séances de bronzage intensives. Ce que je remarquais en dernier furent les yeux. Froid et dur comme l'acier que je me plais a faire plier. La couleur bleu ne faisait que renforcer l'impression de dureté, et visiblement, la bougresse savait y faire en matière de regard assassin. Heureusement pour moi, mes yeux font aussi très bien le job.


Bien le bonjour, fis-je d'un ton serein en dardant mon regard rougeoyant dans celui de la pêcheuse. Navrés de vous déranger durant l’obtention de votre repas, nous cherchions un coin pour déjeuner tranquillement et il m'a sembler reconnaître l'endroit. Je ne me doutais pas que quelqu'un nous ai devancer.
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MessageSujet: Re: Partie de pêche.   Sam 10 Aoû - 21:50

A la maison, j'avais eu pour habitude d'entendre dire que la connaissance, c'était le pouvoir. Et se tenir informer des nouvelles était l'un des moyens les plus surs de conserver ce pouvoir. Dans ce domaine, les journaux sont un excellent moyen d'apprendre ce qui se passe jours après jours dans le monde, ou même de trouver du travail. En général, lorsque j'arrive dans une ville assez importante, je me fais toujours un petit stock de journaux et de magazines avant de repartir sur les routes. D'une part pour toute les raisons citées plus haut, mais aussi pour tuer le temps. Je dois bien avouer que lors de certains trajets, j'aurais été bien malheureux sans mes pages de mots croisés.

Mais cette fois, j'avais une camarade de voyage. Et de ce fait, j'avais embarqué plus de journaux que de magazines. La chance n'avait pas été au rendez-vous cette fois, cela dit. Les offres d'emplois n'avaient pas grand chose d’intéressant, et niveau quêtes, ce n'était pas bien folichon non plus. Il y avait bien quelqu'un qui demandait de l'aide pour nettoyer une caverne de tout une tribu de skavens, mais la récompense n'était pas suffisamment à la hauteur de la besogne pour que je m'y intéresse. Et puis non, ces bestioles, c'était définitivement pas mon truc. J'était cent fois mieux ici sur mon cheval au grand air qu'à défourailler de l'homme-rats sous terre. Ceci dit, les nouvelles n'avaient pas non plus de quoi bien se réjouir. "Une famille assassiné au cœur de Bharkan", "Une nouvelle tentative de coup d'état en Berenike", "La hausse du prix des pommes de terres inquiètent les ménagères". Bla bla bla. Du potin et des trucs arrivant dans des pays éloignés, bref, rien à en tirer. Restait bien les émissions magiques pour tacher d'en apprendre un peu plus et un peu plus vite. Tenant dans la paume de la main, le petit cristal de communication s'installait au creux de l'oreille, comme ceux utilisés pour contacter des personnes distante, à ceci prêt que celui-ci ne faisait office que de récepteur. Ce machin sert à tout à chacun pour connaitre les dernières nouvelles, bien le gadget soit assez onéreux. Il y a juste à laisser son doigt filer sur la surface du cristal pour le faire changer de couleur, et en même temps de fréquence et donc d'émission. Mais là encore, malgré de longs moments à espérer trouver quelque chose d’intéressant à se mettre sous la dent, rien. Du potin.

La compagnie de Melinda était certes des plus intéressantes, mais le voyage jusque Raklun s'annonçait ma fois bien plat, si rien ne se passait. Mouais. C'était peut être ça, le fond du problème. La flemme d'aller jusque dans ce repaire de cloportes. J'avais beau avoirs des entrées jusqu'au marché noir, cela ne signifiait pas pour autant que j'aimais m'y rendre. Sauf absolue nécessité, je ne mettais pour ainsi dire quasiment jamais les pieds à moins de plusieurs lieux de la cité. Et encore, lorsque tout mes intermédiaires et autres messagers ne peuvent pas y aller pour moi. Plus qu'une simple affliction, cette ville représente surtout un danger, même pour moi. Vous le savez déjà surement, mais il existe de longue liste, cataloguant un à un certains criminels et offrant une récompense plus ou moins élevée en échanger de leur capture.  C'est cet outil qui sert à la majeure partie des chasseurs de prime à faire leur job. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'il existe une liste, similaire en tout point, sauf pour ce qui est des cibles : une flopée de chasseurs de primes, de représentants de l'ordre, de justiciers, chevaliers, paladins et héros en tout genre, dont la capture - ou autre - est récompensée grassement. Ce ne sont que des rumeurs, bien entendu, personne n'est jamais arrivé à prouver l'existence d'une telle liste. Mais prudence est mère de sûreté comme on dit. Et ayant moi même posé mon lot de bâtons dans les roues des divers malfrats de Raklun, j'avais surtout l'impression de me jeter dans la gueule d'un affreux loup en allant là-bas.

Meh. Malgré la grimace que je tachais néanmoins de dissimuler derrière le visage d'acier de mon casque, j'essayais de me focaliser sur des points positifs. Au moins, j'avais pu récupérer une nouvelle armure. Celle-ci égalait largement l'ancienne niveau robustesse. Niveau prestance en revanche, c'était loin d'être ça. Ayant moi même pioché dans la réserve de matériel que Melinda avait mise à ma disposition, j'avais fini par me retrouver avec un patchwork de protections original pour essayer de retrouver le même poids aux mêmes endroits que mon armure précédente. Ainsi donc, je me retrouvait avec un peu de tout. Du cuir bouilli, des armures de plaques, de l'acier, bref, du dépareillé. On aurait dit un novice s'étant bricolé une armure de fortune avec des morceaux récupérés au hasard parmi des butins trouvés sur la route.

C'était la chasseresse qui avait tenu à guider la marche. Ma foi, je ne connaissais absolument pas le chemin par lequel elle nous faisait passer, mais la seule chose dont j'était à peu près sur, c'est que son itinéraire passait par les bois. Dans ma tête, cette route rallongerais légèrement le voyage jusqu'à l'est, mais bon, au moins, elle avait le mérite de nous éviter de passer par les nombreux ponts tendus au dessus du fleuve. Et surtout elle nous évitait leurs aussi nombreux péages. La raison pour laquelle nous n'avions pas pris le train pour nous rendre à Raklun, ou même pourquoi nous n'avions pas loué une paire de canassons pour accélérer un peu la course m'échappaient un peu, mais bon : logique féminine, alors que voulez-vous !

Enfin. Nous marchions depuis quelques heures lorsque pris d'un soudain creux au niveau de l'estomac, nous finîmes par presser le pas pour atteindre un bon coin pour casser la croûte. Pas de chance, l'endroit était déjà occupé par une pêcheuse. Un peu bizarre à mon gout, mais soit. Enjouée, Melinda partit à la rencontre de la demoiselle tandis que, pour ma part, d'une humeur légèrement boudeuse - qui l'eut cru ? - aujourd'hui, je décidais de ne piper mot et de rester à l'écart, me contentant juste d'observer la scène depuis la route.

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MessageSujet: Re: Partie de pêche.   Mar 13 Aoû - 19:43

Tu as sursauté au son de cette voix inconnue et te retournes vivement. Une ombre rouge te surplombe. Tu sens ta nuque craqué lorsque tu fais l'effort de lever la tête pour distinguer les traits de ton interlocuteur qui s'avère, à ta surprise, être une femme. Une grande femme qui te domine de toute sa hauteur. Tu tentes de mieux distinguer son visage mais le contre jour t'éblouit et te force à baisser les yeux. C'est alors que tu remarques. Parbleu, cette inconnue ne serait-elle pas une personne de mauvaise vie, vu son allure indécente ? Toute cette chair à nue et … Tu baisses encore les yeux, de peur de croiser ses grands yeux rouges qui te fixent ou de la dévisager trop instamment.  Tu déglutis avec difficulté, oppressée par ses orbes rouges. Tu ne t’attendais pas à croiser de telles personnes dans un lieu aussi calme. Et elle disait vouloir déjeuner ici ? Cela signifiait-il te dépouiller de tous tes biens ? A moins qu’elle ne soit qu’une cannibale diabolique, ce qui ne serait pas étonnant puisque le vermeil semble bien la dominer.

Tes yeux cherchent à la fuir. Mais il faut croire que tu es encerclée. A l’écart se tient un homme. Un réître à en juger par son armure. L’assemblage des différentes pièces étaient cependant si… étrange... Signe de la menace d'un épéiste désargenté, dans ton pauvre esprit en tout cas.… Tu peines à croire qu’il puisse être honnête d’une quelconque manière. Peut-être qu’il fait équipe avec la femme rouge et détrousse les pauvres pêcheurs… Ta main gauche se serre sur le bois de ta canne à pêche tandis que  la droite se crispe en agrippant quelques herbes asséchées par le soleil. Est-ce à cause de la chaleur que tu sens une petite goutte de sueur perler sur ta tempe ? Ta gorge est sèche, tu ne rêves que de t’échapper pour aller quémander une quelconque boisson dans un bar. Mais fuir t’es impossible. Les deux brigands te dépassent de bien plus d’une tête et on l’air  Il te faut trouver quelque chose à faire.

Tu souris donc. D’un sourire qui pourrais être digne d’une publicité Colgate si tes dents n’étaient pas jaunies et légèrement déchaussées. Tu espères garder un regard distant. Une longue respiration et tu te reprends. Ces deux pauvres hères font partie de la plèbe après tout. Tu n’as pas à rougir de leur adresser la parole. Ils devraient, au contraire, se sentir honorés de ta présence et pouvoir côtoyer une « Van Keybus » devrait les combler de joie. Tu n'a pas à avoir peur. Tu es bien au dessus de deux pauvres personnes issues du commun et n'as rien à craindre. Tu redresses ton dos, qui avait d’instinct ployer sous le regard écarlate. Tu réponds posément, comme si toutes les pensées qui t’avaient traversée et toute ta peur s’était envolées :

« Asseyez-vous donc, vous ne risquez pas de faire fuir le poisson de toute manière. »

Tu jettes alors un coup d’œil à ta canne à pêche. Ton hameçon danse toujours, sans rien au bout. Tu tournes la tête vers la boîte de vers grouillant posée à coté de toi et retiens un haut-le-cœur en t’imaginant tuer l’une de ces pauvres bêtes.
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MessageSujet: Re: Partie de pêche.   Jeu 15 Aoû - 19:53

Honnêtement, je ne voulais pas faire peur à cette pêcheuse à la mine triste. J'étais venue dans cet endroit dans le seul but de trouver pourquoi j'avais marqué ma carte à cet endroit précis. Je n'arrivais pas à me souvenir, et ça me chagrinait sérieusement. La femme que j'avais sous les yeux avait l'air de se crisper de plus en plus. Histoire d'essayer de la calmer un peu, je plaçais mes mains en évidence, et pas sur mes hanches ou se trouvaient mes précieuses armes. Bah. Je pouvais difficilement faire mieux. Je lui rendis son sourire quand elle se décrispa un peu. Elle se redressa et son port eut l'air un peu plus altier. Même ses yeux avaient changé. Ils étaient passés d'un air soumis à quelque chose comme "Je suis supérieure a toi, sombre catin dégénérée.". Bon. Ne pas s'énerver.

- "Asseyez-vous donc, vous ne risquez pas de faire fuir le poisson de toute manière."

- "Vous ne risquez pas d'en attraper beaucoup sans appâts, vous savez ?"

Je regardais la petit boite grouillante posée a ses côté. Elle avais l'air neuve, et quand son regard se posa dessus, elle réprima un haut-le-cœur. Certes, la vision de vers grouillants n'était pas ragoutante, mais quand on pêchais, on se doutait bien qu'il fallait utiliser de quoi attraper les poissons, non ? A moins de pêcher a la façon des ours, mais je doutais que la femme devant moi y parvienne vu sa morphologie. Encore une grande énigme que je ne résoudrais jamais : Pourquoi les gens s'obstinent a faire ce qu'ils n'aiment pas ? Bon, tant pis.

Je fis signe à Oscar de nous rejoindre au bord de l'eau. Il faudrait bien qu'il arrête de râler parce que j'avais décidé de ne pas prendre de chevaux. Marcher me faisait un bien fou. Avec ma jambe inutilisable depuis quelque temps, il était impossible que je ne m'active pas un minimum. J’allais m'empâter, sinon, et c'était l'une des rares choses que je détestais dans la vie. Ça et la confiture de figues. On a pas idée de faire manger un truc pareil là un être vivant, au nom du dieu des loups.

- "Je suis Melinda Rosace, Forgeron et Mercenaire à temps partiel. Mon ami bougon, là bas, est Oscar Domnhall, seul hérité des terres du nord. Désolées si nous vous avons fais peur, mais il m'a semblé reconnaitre le coin, sauf que je ne me souviens plus pourquoi."
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