Grains de poussière

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MessageSujet: Grains de poussière   Dim 7 Juil - 13:30

Du haut du ciel on pouvait apercevoir un paysage majestueux, rempli de sable et de dunes. Un désert ardent et une chaleur suffocante avec un ciel teinté de bleu sans nuages. C'était comme un paysage peint avec le plus beau pinceau, des rapaces tournaient en rond, attendant et surveillant les moindres gestes des habitants. Eir se tenait assise contre une porte en bois, entourée de murs de pierres, son chapeau lui cachait ses yeux rougeâtres. Le soleil devait être au zénith. La jeune femme était vêtue de la même manière que pour partir en chasse, sa longue cape noire rabattue derrière son dos, son bustier court laissant sa poitrine à moitié exposé. Les chaînes pendantes de son bustier émettait un cliquetis sonore pour chaque mouvement que provoquait la chasseuse. Ses longs cheveux blonds touchaient le sol poussiéreux. Une cigarette à la bouche tenu par deux doigts, une bouffée de fumée en sorti tout en soupirant. La demoiselle ne se demandait pas pendant combien de temps elle était assise ici, ne sachant pas où aller. Son patron ne l'avait pas rappelé depuis un petit moment et ses parents allaient toujours bien. Ils n'étaient pas au courant de changement de vie et ne le sauraient surement pas avant quelques années. Écrasant le reste de sa cigarette, elle se mit en marche, errant dans les petites ruelles de la ville d'Endurn. Pourquoi être dans ce village presque désert ? Les rares personnes qui sortaient étaient celles qui partaient en chasse au gibier, tuer quelques bêtes sauvages ou des volatiles et s'en servir comme repas pour la journée. La vie était rude et Eir ne comprenait pas le fonctionnement de cette cité. Pourquoi ces personnes s'obstinaient à rester ici et vivre aussi durement ? Un choix ? De toute manière, la chasseuse avait eu une vie bien paisible jusqu'à ses vingt ans.

Eir jouait avec ses doigts, caressant son arme à feu et regardant autour d'elle s'il n'y aurait pas un peu de grabuge pour pouvoir intervenir mais, tout était trop calme. Elle décida de se transformer en chat sans que personne ne la voit et fila à toute allure sur des bouts de bois. Son pelage était noir et blanc, des yeux rouges comme ceux lorsqu'elle est en humaine. Soudain, quelques bruits de voix s'élevèrent, trois hommes se tenaient debout, chacun l'un en face de l'autre en formant un cercle. Ils discutaient sur les récentes nouvelles du pays et des contrées avoisinantes. S'approchant d'un pas léger, ses coussinets dessinaient les traces sur les endroits sableux, Eir était à quelques mètres d'eux. L'un était fluet, des yeux en amandes et noirs avec des cheveux bruns portant une simple chemise et un short. Le deuxième était plus costaud et avait une cicatrice sur l'oeil droit ainsi que le crâne rasé, vêtu comme les autres citoyens d'Endurn. Le dernier était tout aussi grand que le premier, un peu plus gros, torse nu avec un visage rondelet et transpirant. La chaleur lui montait surement à la tête car ses joues étaient rosées.

- John, je ne comprends pas pourquoi tu t'inquiètes autant. Le patron n'en saura rien, dit le maigrichon.

- Elwynn, on a du éliminé Fred car on le soupçonnait de trahison. Le patron croit qu'il s'est perdu en chemin. On pourrait simplement dire qu'il y a eu une embuscade et on en parle plus ! Rétorqua le gros.

- Vous deux, taisez-vous. Je ne veux plus vous entendre. On y est tous les trois pour quelque chose. Nous avions des preuves de sa trahison. Cependant, il faudrait rétablir un ordre dans cette cité. On devrait tuer le patron et tenter de devenir nos propres chefs. Nous devrions maintenir un ordre dans cette ville. Je serai le chef. Je suis le plus prévoyant et plus responsable que vous deux.

- Oh non Grizz ! Tu ne toucheras pas à ce poste ni au patron. Nous avons déjà causé assez de dégât. On devrait fuir la ville avant qu'on apprenne que nous sommes les responsables de la mort d'Aries. Sa femme va se sentir seule, j'irais la réconforter pour lui.

- Tu es un gros dégueulasse Elwynn. Je n'aurai jamais cru ça venant de toi ! s'esclaffa John.

Dans la ville d'Endurn, rien n'était facile et souvent les habitants perdaient la tête. Personne ne savait en qui faire vraiment confiance. Eir restait plantée là, écoutant la suite de leur conversation lorsqu'ils décidèrent de partir en direction de la grande place. La jeune femme se métamorphosa sous sa forme originelle et les suivit de près. Cependant, elle vit un homme aux cheveux bruns et à la barbichette s'approcher dans leur direction. Les trois hommes en quête de querelles se mirent à le taquiner méchamment, se jetant tel des hyènes affamés. Ils bousculèrent ce pauvre homme. La dame aux cheveux d'or s'approcha d'eux, son arme prêtent à dégainer lorsque cet inconnu fit quelque chose qui la surpris.
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MessageSujet: Re: Grains de poussière   Dim 7 Juil - 15:43

Elwynn Magnar, petite frappe originaire de l'ouest, qui avait fuit Milkauln suite à ses exactions. Meurtre, vol, passage à tabac, il ne faisait jamais rien pour lui et sans l'aval du gars au-dessus de lui. À part dans les cas, bien sûr plus que fréquent, où il avait l'occasion de mettre sa loyauté au clou pour quelques poignées de pièces d'or. Une mauvaise herbe qui avait poussé au milieu des roses, comme dit le dicton. Aucune morale, gueule de rat et lâche en plus de ça, ce type cumulait à lui seul tous les stéréotypes de l'homme de main minable. Les deux grands avec lui, ce sont ses complices. Les frères Cannasta, Grizz et John, deux costauds qui le suivent un peu partout depuis qu'il est arrivé dans le sud. Des gars n'ayant jamais quitté Endurn depuis leur naissance, d'après ce que j'en sais. À part ça, on ne m'avait pas vraiment servis plus de renseignements sur eux, si ce n'est qu'ils sont aussi bêtes qu'imposant. Je ne suis pas très porté dans le jugement au faciès, mais leurs yeux hagards et l'air crétin de John me poussait à croire que les ont-dits n'avaient peut-être pas tort, pour une fois. Même si l'erreur était toujours possible, il me semblait bien que cette fois, j'étais tombé sur les bons lascars. Obéissant aux ordres, je quittais ma cachette, marchant fermement à leur rencontre, une main dans le dos et l'autre sur le pommeau de mon épée.

Je les avais déjà croisés une fois, il sortait d'une entrevue avec leurs employeurs, tandis que j'attendais patiemment de rencontrer ce dernier pour un job, "qu'on" voulait me voir effectuer. Une tâche suffisamment importante pour que ce type juge bon d'envoyer un gros malabar accompagné d'une jolie rouquine à la porte de ma chambre, dans un hôtel dans le centre-ville. Au début, je dois bien dire que je les avais envoyer valser. Les muscles du gros costaud ne m'impressionnaient pas plus que ça, et tout joli minois que la fille put avoir, il ne battait pas la fatigue qui m'appelait à une bonne petite sieste de milieu d'après midi. Et puis ils se mirent à parler d'un gros paquet d'argent, le droit de demander une faveur à leur boss et finirent par en conjurer le nom des Domnhall, faisant appel à mon honneur pour que j'accepte de les aider. Et pour tout vous dire, c'est plus par scrupule que par réelle chevalerie que je finis par accepter l'offre. Ah, bah justement, la fois où je les ai rencontrés ces gars-là, ils sortaient du bureau de leurs boss et moi j'y rentrais pour me voir confier la tâche de les capturer. "Ramènes nous ces trois salopards vivants si tu peux. Sinon, débrouille toi juste pour traîner cette sale petite fouine de Magnar jusqu'ici, même si tu dois lui couper les deux jambes pour ça !". Puis je demandais pourquoi il ne les avait pas capturé lui-même, puisqu'il venait tout juste de les faire sortir de son bureau. Tous ceux qui se trouvaient dans la pièce se mirent à rire, mais j'obtins l'explication que je voulais : pas leur manière de faire. L'esprit théâtral, le patron voulait conserver une petite touche de drama, comptant sur la panique des trois cibles pour obtenir plus facilement des aveux. Des aveux sur ? Ça, ça ne me regardait pas. Tout brave que je puisse être, qu'il m'expliqua, cette information ne concernait que son gang et ses intérêts. Mais il semblait s'agir d'une affaire de meurtre, si je me fiais à ce que la petite rousse avait pu me dire, juste avant que son ami le gorille ne lui fasse les gros yeux.

Moi, ça m'allais comme raison. Même si en l'occurrence, c'était pour des criminels plus gros que ceux que j'allais attraper, j'allais tout de même agir dans les règles de l'art du chevalier. Capturer trois traîtres responsables du meurtre de l'un des leur en échange d'un bon paquet d'or et des faveurs d'une autorité importante d'Endurn, cela me paraissait être un deal suffisamment équitable pour fermer les yeux sur l'identité de mon commanditaire. J'approchais donc des trois compères. Pas un seul d'entre eux ne semblait m'avoir reconnu, mais tous semblèrent porter un vif intérêt à mon armure - au moment de notre rencontre, je ne portais qu'un simple manteau, vu la précipitation dans laquelle on m'avait conduis au boss lorsque j'eu donné mon accord pour le voir. Visiblement, ils ne semblaient pas voir de chevalier bien souvent dans les parages. Ça se comprenait, remarquez. Avec la chaleur ambiante, se trimbaler sous une armure de fer et d'acier revenait à placer une casserole sur le feu. Il existe une astuce, cependant. Troquez vos habits habituels par de larges vêtements de toile blanche, et vous resterez frais sous votre cuirasse sans rôtir comme un poulet au four. M'enfin, la raison - la vrai - pour laquelle les chevaliers évitent le sud, c'est surtout à cause de la préférence qu'ont les gens de ces contrées pour les armes à feu. Dans tout Seraph, il est encore assez fréquent de voir des gens en armure dans les rues des villes, portant haches, boucliers et autres masses d'armes. Ici dans le sud, les armes blanches ont l'air d'être un peu moins répandues, au profit de leurs cousines à poudre. Pour ma part, je préférais de loin l'acier d'une lame aux mécanismes d'un revolver : une épée, au moins, ça ne tombe pas à cours de munitions.

Ils ne déclinèrent pas leurs intentions, se contentant juste de me taquiner à propos du poids de mon armure, de la chaleur qui devait régner sous tout ce métal ou de la vétusté de mon armement, mais je me doutais bien de leurs intentions. Bon, non en fait. C'était une bande de cakes, qu'ils aient juste décidé de se moquer de moi ou bien de me détrousser, cela revenait au même : je frappais le premier. Collant un gnon cuirassé en pleine face du maigrichon, je décrochais un crac sonore de son appendice nasale au moment du choc, puis je fermais les yeux. Sans attendre que les deux autres brutes ne se jette sur moi, je dévoilais ma seconde main, auréolée d'un vif halo doré. L'espace d'un dixième de seconde, un grand flash inonda la rue, me laissant tout juste le temps de me relever et de faire quelques pas en arrière. Il semblait que l'un des deux costauds avait été plus rapide que moi et qu'il avait réussi à me coller un coup de pied dans le ventre suivi d'une sévère beigne dans les dents avant que mon flash ne se lance. Mais pour l'instant, j'étais tranquille. Ceux qui n'avaient pas eu la présence d'esprit de fermer les yeux avant le sort ne retrouveraient pas la vue avant une bonne dizaine de seconde. Tout juste le temps pour moi de planter une dague dans chacune des jambes des deux frères, qui tombèrent lourdement au sol en jurant. Pas très équitable venant d'un chevalier, je sais, mais après tout, c'est eux qui étaient à trois contre un. Elwynn, de son côté, avait pris la fuite. Après un rapide volte-face, il dévalait la rue presque vide à l'aveuglette. Aucune chance de le rattraper avec mon armure sur le dos. Qu'à cela ne tiennes. Dégainant mon arc, je bandais bien haut une flèche. Ma cible : sa jambe gauche. Il se coucherait net au milieu de la rue si jamais je faisais mouche. Je n'aurais plus qu'à aller le cueillir pour le traîner jusqu'à son patron. Un plan simple.

Plan qui, malheureusement, ne connaîtrais jamais de dénouement. La flèche se planta à quelques centimètres de mes pieds, bientôt rejointe par mon arc et quelques gouttes de sang. Une vive douleur me saisit au niveau de l'épaule. Une balle ? Où se cachait le tireur ?
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MessageSujet: Re: Grains de poussière   Mar 9 Juil - 9:02

Eir observait de quelques dizaines de mètres plus loin la scène qui se déroulait. Les trois hommes rirent mais ce fut d'un court instant avant qu'un coup magistral vint désarçonner le pauvre Elwynn. Puis un flash surgit, la jeune femme protégea ses yeux avec son bras. C'était comme un éclair qui venait atterrir sur le sol et illuminait en plein jour sous le soleil déjà ardent. La situation se renversa et il reçut un coup de pied d'un des costauds puis un sévère coup dans la mâchoire. Soudain, un tir d'une vitesse hallucinante, une balle bleutée heurta l'épaule de cet inconnu. L'un des hommes s'échappa et laissa ses deux autres acolytes s'occuper de lui. Eir ne pouvait pas rester là sans rien faire et décida de dégainer son arme et un bruit sourd qui résonna dans toute la cité. Les sourcils froncés et le regard durcit, la demoiselle aux cheveux d'or se mit à faire une rapide esquisse du coin des lèvres en signe de contentement. *Enfin un peu d'action !* se dit-elle.

Qu'était-il et pourquoi avoir coller une baigne d'une telle intensité vers ce pauvre homme sans défense ? Il n'avait pas d'armes et seulement son poing. Les trois bougres taquinaient seulement ce garde à l'allure chevaleresque. Que venait-il faire en plein milieu de la ville d'Endurn réputé pour sa chaleur incommensurable et où il faut s'accrocher à la vie pour survivre ? Dans ce patelin ardent, il était commun d'entendre quelques coups de fusillades. Même certains bars pouvaient rencontrer des bagarres avec coutelas et poings. Eir s'avança ensuite d'un pas assuré vers les trois hommes au regard ébahis. Sa cape flottante derrière elle au rythme de ses pas, son arme toujours dans sa main droite et pointée vers l'homme à l'armure. N'ayant pas eu de traque à faire durant ces quelques jours, la dame voulait rajouter son grain de sable dans cette histoire même si elle n'en était pas le héros principale. Elle n'était que l'élément perturbateur. De sa main gauche, la dame se mit à prendre une clope en la mettant à la bouche puis, elle prit une allumette, l'alluma et jeta d'une pichenette l'allumette carbonisée. Inspirant un coup, une bouffée de fumée rejoignit l'atmosphère. Reprenant sa cigarette, Eir se mit à les questionner.

- Vous là, désignant le chevalier du doigt, que faites-vous ? Je ne vous ai jamais vu ici. Et ces deux hommes que vous êtes en train de cabosser m'appartiennent. Je les suivais depuis quelques minutes déjà. Pourquoi venir importuner mon affaire personnelle ?

Cette journée aurait pu être tranquille si cet inconnu n'avait pas mis son nez dans les affaires qui ne le regardait pas. La dame n'osait pas le quitter des yeux. Il avait l'air un peu renfrogné. Il était plutôt grand et assez puissant. Sa petite barbichette et ses cheveux bruns en bataille lui donnait un air de tombeur de ses dames. Eir sourit et reprit sa cigarette. Puis elle visa les deux hommes et leur demanda de se mettre à genoux. Les deux costauds se regardèrent avec un air ahuri mais ils se mirent à foncer sur la jeune femme. Elle se décala en faisant quelques acrobaties en arrière et tira dans les jambes des deux hommes, un jet bleuté qui fit un énorme impact, du sang gicla et ils hurlèrent de douleur. Mieux valait ne pas jouer au plus fort avec ce genre de femme. Toujours la main sur la gâchette, elle fixa ce jeune homme et laissa les deux abrutis se tordre de douleur, leur jambe en sang.

- Bien mon cher. Pardon pour le désagrément. Que voulez-vous en faire ? demanda t-elle en posant son regard de nouveau sur les hommes à terre.

[hrp : Désolée pour la longueur mais ... je ne savais pas vraiment quoi faire de plus ^^']
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MessageSujet: Re: Grains de poussière   Lun 22 Juil - 6:17

Bordel. Il y a vraiment des jours où on devrait préférer la quiétude de son lit plutôt que d'avoir le courage de se lever. En tout cas en ce qui me concerne, j'aurais préféré essayer dormir quelques heures de plus. La nuit avait été courte et ce à cause de cette foutue chaleur, pour tout vous dire. Plus le temps passait, et plus les climats chaud m'insupportait. Allez, m'était-je dis, encore quelques jours à passer ici, et tu pourras remonter jusqu'à la capitale. Le soleil cogne moins fort là-bas, et le vent y est plus frais. La bouffe meilleur, l'alcool plus savoureux et les gens moins bourrus. Si j'étais resté au lit ce matin, par exemple, j'aurais pu quitter ce désert plus tôt. Prendre le train express pour Bharkan dans la soirée, et me retrouver loin de ce foutoir poussiéreux avant demain matin. Mais non, il avait fallu que j'aille me jeter un verre dans un troquet et que je me fasse repérer - pourquoi m'avaient-ils choisis moi en particulier, d'ailleurs ? - par une bande de mafieux désireux de se venger. J'aurais tout aussi bien pu éviter de m'embarquer dans une bagarre de rue à trois contre un et de me retrouver canarder par un tireur isolé, par exemple.

Ce dernier ne m'avait pas raté. Sa balle avait démantibulée mon omoplate et ma clavicule, et certainement percée une artère au passage. Un bras hors-circuit. Pour un petit moment, du moins. La restructuration de quelques os et la réformation d'un vaisseau sanguin me prendrais bien quoi ? Cinq grosses minutes à se réparer, à tout casser. Malheureusement, ces cinq minutes, j'était loin d'en disposer. Si ma flèche était partie, j'aurais pu prendre le temps de rechercher le tireur et lui faire partager ma façon de penser à propos de sa visée, mais là, Elwynn se faisait la malle, et dans cinq minutes, il aurait disparu dans Endurn comme une aiguille dans une meule de foin. Bon, au moins, j'avais les deux gros. Ils n'avait pas tant d'importance que ça sans leur troisième compère, mais mon employeur serait déjà content de les avoir à disposition le temps que je retrouve le fuyard.

- Vous là, que faites-vous ? Je ne vous ai jamais vu ici. Et ces deux hommes que vous êtes en train de cabosser m'appartiennent. Je les suivais depuis quelques minutes déjà. Pourquoi venir importuner mon affaire personnelle ?

Mais il y avait un hic. Un hic assez grand, coiffé de long cheveux blonds et au regard chaud comme le désert et cigarette au bec, habillée comme les gens du coin. Elle sortait de nul part, revolver au poing et prêt à vider son chargeur au moindre pet de travers. Et ça se vérifia dans les secondes qui suivirent, lorsque les deux mastocs au sol tentèrent de se ruer sur elle. Chacun récolta un cartouche dans leur dernière jambe valide, une cartouche bleutée. Je ne savais pas que les marchands d'arme à feu du sud proposaient des cartouches colorées maintenant. Amusant. Mais malgré ça, elle semblait étrangement calme. Au contraire même, la situation semblait plus l'amuser qu'autre chose.

- Bien mon cher. Pardon pour le désagrément. Que voulez-vous en faire ?

Maintenant qu'elle m'avait collé un pruneau dans l'épaule et qu'elle m'avait immobilisé le bras, . Elle devait sans doute se croire en position de force. Et c'est ce qu'elle devait croire le temps que je récupère. Loin de moi l'idée de vouloir me venger du coup subis, je préférais tout de même garder une petite carte dans ma manche au cas où la situation s'envenimerait. C'est elle qui possédait la capacité à attaquer le plus rapidement, après tout, et elle aurait largement le temps de me truffer de plomb avant même que j'ai eu le temps de dégainer mon arme. De mon bras valide, je ramassais mon arc et ma flèche, rangeant respectivement ces derniers à ma ceinture et dans son carquois.
Toujours du même bras, je tapotais un peu à l'endroit où mon épaule avait été touchée, sentant un intrus à l'intérieur de mes vêtement. La balle était ressortie d'elle même et la plaie s'étaie déjà rebouchée. Il ne restait plus qu'à remettre quelques os en place, mais ça, ce n'était pas urgent.

- Ce sont mes proies avant d'être les votre, ma bonne dame. Et je compte bien les ramener avec moi devant celui qui ma paie pour les voir. Je ne suis pas vraiment d'humeur à partager, mais je veux bien vous rendre ça.

En disant cela, je lui jetais la balle qu'elle m'avait tirer dans le bras. Un petit souvenir de notre rencontre, en somme. J'en profitais aussi pour tirer mon bras droit d'un coup sec. Quelques os craquèrent, la douleur était lancinante et vive, mais au moins, je retrouvais l'usage de mon membre. Il ne me restait plus qu'à attraper ces deux là par la peau des fesses et de les traîner devant leur patron, mais ça, pour l'instant, ça ne dépendait pas que de moi ...

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